• Assia

Entreprendre en plein Covid? Bon courage les gars!

Certes, la crise dans laquelle nous sommes encore empêtrés nous a permis un recentrage sur nous-mêmes et a éveillé bien des envies d’indépendances, mais elle soulève aussi la fragilité de nombreux business models. Et pourtant, avec nos partenaires, on a tous le même constat : le nombre de personnes qui se lancent dans l’entrepreneuriat ne diminue pas. Au contraire, il y a plus de motivation que jamais depuis mars dernier. Alors, c’est très réjouissant, mais dans les faits, comment peut-on encore entreprendre en 2021 ?

Dans ce premier article de l'année, on vous livre nos meilleurs tips pour accomplir l'impensable : entreprendre en temps de crise !



La résilience, ok tout le monde en parle, mais concrètement, c’est quoi ?


Pour faire court et simple, si cette crise nous a bien appris une chose, c’est qu’il faut arrêter de compter sur le fait que « tout va toujours se passer comme prévu ». La résilience, c’est cette capacité à anticiper des scénarios catastrophe pour être toujours prêt à s’adapter, à rebondir. Ca ne veut pas dire qu’il faut planifier sa vie comme si tout allait mal : si vous faites ça, vous n’aurez plus envie de bouger de votre fauteuil ! L’état d’esprit, c’est plutôt

« j’espère que tout ira bien mais au cas où c’est la hess, je cherche rapidement des solutions »

Ça a l’air facile dit comme ça, et on a tous un peu envie de se vanter de notre propre résilience. Mais le Covid nous a prouvé qu’on était loin d’être prêts. Vous aussi vous avez passé votre première semaine de télétravail à découvrir une série d’outils dont vous ne connaissiez pas l’existence ? Bienvenue au club 😅

Allez, on ne se flagelle pas, l’important dans la résilience, c’est d’être dans l’action !


Do’s :

  • Se tenir au courant de ce qui se passe dans le monde.

  • Accepter les changements.

  • Tester beaucoup, pour ne garder que ce qui fonctionne.

Don’ts :

  • Rester concentré sur le passé et ressasser ses erreurs.

  • Attendre que ça passe pour reprendre une vie normale.

  • Essayer de se battre à tout prix contre des choses sur lesquelles on a aucune emprise.



Court terme vs long terme


Ceux qui avaient mappé leur vie entière et avaient un plan précis expliquant où ils en seraient dans 5 ans le savent : les stratégies long termes sont hyper fragiles quand une telle crise nous tombe dessus. Et pourtant, on ne peut pas lancer une entreprise sans se projeter un peu.

C’est pourquoi il est super important de différencier vos objectifs à court terme de vos objectifs à long terme. La règle générale à retenir : plus on est temporellement proche d’un événement, plus on pourra le prédire avec exactitude. Et forcément, plus on s’éloigne du moment présent, plus il faudra prendre en compte une part d’inconnu. Mais c’est ça qui est chouette dans la vie ! Vous imaginez si rien d’inattendu n’arrivait, à quel point tout serait ennuyeux ?


Do’s :

  • Fixer des objectifs précis (par exemple SMART) à court terme.

  • Définir un rêve, une vision moins tangible à long terme.

  • S’autoriser à revoir ses objectifs dès qu’on en ressent le besoin.

Don’ts :

  • Planifier sa vie à long terme en prévoyant tout en détails.

  • Se concentrer uniquement sur son rêve énorme sans passer à l'action.

  • Attendre que la vie, les autres vous fixent des objectifs.



Pas essentiel ?

Vous le savez, l’un des grands débats aujourd’hui consiste à déterminer ce qu’on entend par commerce essentiel. Quand j’accompagne des projets, on décline systématiquement les besoins des utilisateurs/clients selon 3 points de vue : fonctionnel, émotionnel et social.

Ce qui est compliqué, c’est qu’aujourd’hui, dans nos sociétés occidentales, il n’y a plus grand-chose qui relève du fonctionnel uniquement : se nourrir, se protéger des intempéries, dormir… bref, tout ce que Maslow appelait les besoins physiologiques, ça ne se limite jamais à la fonction première du produit.

Si vous achetez vos carottes en grande surface ou dans une coopérative locale, vous répondez au même besoin fonctionnel. Par contre, émotionnellement et socialement, vous ne vivez pas du tout la même expérience !

Certes, nos gouvernements essaient de séparer le fonctionnel du reste. Mais vos clients, eux, ne vont jamais se borner à cela. Au lieu, donc, d’essayer à tout prix d’être catalogué comme essentiel pour pouvoir ouvrir les portes de son magasin, les entrepreneurs ont tout intérêt à se recentrer sur leur utilisateur et à essayer de comprendre leurs besoins, dans toute leur complexité.


Do’s :

  • Interroger vos clients pour comprendre leurs besoins.

  • Créer une valeur ajoutée émotionnelle et sociale à votre produit/service.

  • Implémenter les feedbacks de vos clients pour s'améliorer.

Don’ts :

  • Se focaliser sur l’aspect fonctionnel de votre projet.

  • Essayer de plaire à des personnes qui ne font pas partie de votre cible.

  • Refuser de changer votre expérience client car vous avez la flemme, vous manquez de compétences, ou vous avez peur, tout simplement.


Y a plus qu’à !

Avoir des listes de do’s & don’ts, c’est bien, les mettre en pratique, c’est mieux ! Et si ça coince à la mise en action, pas de panique : Plug-R est là pour vous orienter vers les structures de son réseau qui pourront vous accompagner dans la création de votre projet. Alors plus d’excuses ! Entreprendre en pleine crise, non seulement c’est possible mais c’est même recommandé : on n’apprend jamais mieux qu’en étant mis à l’épreuve. Bonne chance !


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